Tout ce qu’il faut savoir sur le prix du stockage vertical automatisé

06 août 2026

De nombreuses entreprises abordent l’automatisation de leur entrepôt en se posant la même question : combien cela coûte-t-il ? Cette question est légitime, mais incomplète. Le prix du stockage vertical automatisé n’est qu’un point de départ : ce qui compte réellement, c’est la valeur générée dans le temps, en matière d’espace récupéré, d’erreurs évitées et de gains de productivité.

Dans ce guide, nous commencerons par le prix — avec une fourchette indicative et les facteurs qui le déterminent — avant d’élargir l’analyse vers des aspects plus pertinents : passer du coût à la notion d’investissement, puis calculer concrètement son rendement économique.

Combien coûte un système de stockage vertical automatisé ?

Un système de stockage vertical automatisé Modula est disponible à partir d’environ 35 000 € pour une configuration de base. Pour un projet standard comprenant une seule unité, l’investissement se situe généralement entre 50 000 et 100 000 €*, selon la configuration choisie.

Il s’agit toutefois d’une estimation indicative. Il n’existe pas de « tarif » unique applicable à toutes les entreprises, car chaque système de stockage vertical est configuré en fonction de besoins précis : nature des marchandises, espace disponible, volumes de prélèvement et niveau d’intégration requis. Le prix final dépend de la combinaison de ces différentes variables, et c’est justement cette flexibilité qui permet de proposer une solution adaptée à chaque besoin et à chaque budget.

Dans les paragraphes suivants, nous examinerons en détail les facteurs qui influencent le prix du stockage automatisé.

* Le prix indiqué concerne les marchés européen et asiatique.

Les facteurs qui influencent le prix

Le coût d’un système de stockage vertical automatisé ne dépend pas d’un seul élément, mais de l’ensemble des choix effectués lors de la conception du projet. Les connaître permet de comprendre pourquoi deux installations peuvent présenter des prix très différents et de définir une configuration cohérente avec les objectifs de l’entreprise.

Le modèle choisi

Le modèle constitue l’un des principaux facteurs de prix, car chaque solution est conçue pour un type de marchandise et un flux logistique spécifiques. Modula Lift, le système de stockage vertical de référence et le produit phare de la gamme, représente généralement le point de départ. Les solutions destinées à des besoins plus spécifiques nécessitent en revanche des investissements plus importants.

C’est notamment le cas de :

  • Modula Long Goods, destiné à la gestion dematériaux longs et encombrants ;
  • Modula Pallet, conçu pour le stockage automatisé d’unités de charge palettisées ;
  • Modula Flexibox, consacré à la manutention automatisée de bacs (bins).

À ces modèles s’ajoutent des configurations spéciales répondant à des exigences particulières, comme Modula Climate Control pour le contrôle de la température et de l’humidité, ainsi que les versions Clean Room, Biotech Tower et Anti-seismic. Ces solutions peuvent avoir une incidence sur le prix final.

Le choix du modèle doit donc être effectué en fonction des marchandises à stocker et des objectifs opérationnels, et non uniquement à partir du prix catalogue.

Les dimensions et la capacité de charge

La hauteur et la largeur de l’installation, ainsi que le nombre de tiroirs, figurent parmi les variables qui influencent le plus le prix. Un système de stockage vertical Modula peut exploiter toute la hauteur disponible et accueillir des tiroirs présentant une capacité de charge allant jusqu’à 990 kg chacun, pour une charge totale pouvant atteindre80 000 kg. Un volume et une capacité de charge plus importants impliquent un investissement supérieur, mais permettent également de gérer davantage de marchandises sur une même surface au sol.

Les accessoires

Les accessoires représentent l’une des catégories les plus variables en matière de prix. Ils permettent d’adapter l’installation aux processus spécifiques de l’entreprise et couvrent plusieurs familles de fonctionnalités.

Parmi les dispositifs d’assistance visuelle au prélèvement figurent, par exemple :

  • le pointeur laser ;
  • la barre LED alphanumérique ;
  • le Smart Display, disponible avec ou sans scanner portable.

Ces équipements indiquent à l’opérateur quel article prélever et à quel emplacement, ce qui permet de réduire les temps de préparation et les erreurs.

Pour la gestion des accès, différents systèmes d’authentification sont disponibles, notamment le lecteur de badges, le lecteur EKS et le lecteur RFID. Ils permettent de limiter l’accès au système de stockage ou à certains tiroirs au seul personnel autorisé.

Des systèmes Put to Light, Picking station et Picking Cart peuvent également être intégrés afin d’organiser et d’accélérer les opérations de prélèvement.

Une autre famille d’accessoires concerne la baie, c’est-à-dire la zone dans laquelle l’opérateur prélève ou dépose les marchandises. Elle peut notamment comprendre :

  • la console coulissante Copilot, qui accompagne l’opérateur sur toute la longueur de la baie ;
  • la porte automatique ;
  • la baie télescopique.

Parmi les accessoires conçus pour améliorer la productivité, on trouve également les scanners — disponibles en versions standard, portable et industrielle —, la balance compteuse, la pédale et le bouton de fin de picking, ainsi que l’imprimante d’étiquettes.

Enfin, des séparateurs et des cloisons peuvent être installés à l’intérieur des tiroirs. Ils permettent de créer des compartiments verticaux ou horizontaux sur mesure, qui peuvent être modifiés au fil du temps.

Chaque accessoire répond à un besoin précis : l’entreprise sélectionne uniquement les équipements réellement utiles à son flux opérationnel.

Le contrat d’assistance et de maintenance

Le niveau de service choisi constitue une composante distincte du prix.

Modula propose notamment :

  • une assistance à distance ;
  • une assistance sur site ;
  • des formations ;
  • une maintenance préventive ;
  • des modifications et des relocalisations d’équipements ;
  • des services de conseil ;
  • des mises à jour logicielles.

Un contrat d’assistance plus complet entraîne un coût supérieur, mais protège la continuité des opérations et la durée de vie de l’investissement.

L’installation et l’adaptation aux infrastructures existantes

L’installation et l’éventuelle adaptation des espaces existants doivent également être prises en compte.

Les caractéristiques du bâtiment, les aménagements nécessaires et la complexité du chantier peuvent varier d’un site à l’autre et influencer le prix final.

Les différences de prix selon les marchés géographiques

Le prix d’un système de stockage vertical peut également varier selon le marché concerné.

Parmi les facteurs qui entrent en jeu figurent :

  • la devise locale ;
  • les coûts de transport et de logistique ;
  • les frais d’installation ;
  • le niveau d’assistance disponible sur le territoire.

Le devis est donc toujours établi en fonction du marché sur lequel l’installation sera réalisée, par l’intermédiaire du réseau Modula local.

Est-il possible de commencer avec un investissement limité ?

Oui, et c’est l’un des principaux avantages des solutions Modula.

Il n’est pas nécessaire d’acheter l’ensemble de la solution dès le premier jour. L’installation peut être déployée progressivement, en commençant par une configuration initiale limitée, puis en l’agrandissant ultérieurement.

L’entreprise peut ainsi ajouter des tiroirs, des accessoires ou de nouvelles unités à mesure que ses besoins évoluent.

Cette approche réduit considérablement la barrière à l’entrée. Elle est particulièrement avantageuse pour les PME, qui peuvent commencer leur automatisation avec un investissement maîtrisé, puis faire évoluer leur installation dans le temps sans la surdimensionner par rapport à leurs volumes actuels.

Le coût de l’inaction

Il existe une catégorie de dépenses qui apparaît rarement dans les comptes : le coût lié au fait de ne pas automatiser.

Il s’agit pourtant d’un coût réel, mais invisible, car il se dissimule dans les inefficacités du quotidien.

L’espace au sol occupé par des rayonnages traditionnels est un espace qui ne peut pas être consacré à la production.

Les erreurs de picking ne génèrent pas uniquement des retours. Le retour des marchandises implique souvent des contrôles, de nouvelles expéditions et des opérations supplémentaires qui augmentent les coûts d’exploitation et ralentissent le flux logistique, avec des conséquences possibles sur la satisfaction des clients.

La gestion des pics de demande devient également plus complexe lorsqu’elle repose exclusivement sur le travail manuel.

À cela s’ajoutent les coûts liés à la rotation du personnel, à la formation continue et aux risques de sécurité associés aux mauvaises postures et à la manutention manuelle. Ces facteurs peuvent également provoquer des accidents du travail.

Toutes ces dépenses s’accumulent mois après mois.

Comparer le coût du stockage automatisé non pas à zéro, mais au coût de l’inaction, permet d’obtenir une vision beaucoup plus réaliste de la valeur économique du projet.

Comment calculer le ROI du stockage automatisé ?

Pour évaluer correctement l’investissement, il est nécessaire de distinguer deux indicateurs souvent confondus :

  • Le délai de récupération, ou payback period, mesure le temps nécessaire pour que les économies générées compensent l’investissement initial. Dans les projets Modula, il se situe généralement entre 12 et 24 mois.
  • Le ROI mesure la rentabilité de l’investissement sur l’ensemble du cycle de vie de l’installation. Il peut être exprimé en nombre de mois ou en pourcentage.

Une formule simplifiée permet d’obtenir une première estimation :

Délai de récupération en mois = investissement initial ÷ économies nettes mensuelles

ROI (%) = (bénéfices nets cumulés − investissement) ÷ investissement × 100

Pour estimer les économies nettes, il est important d’inclure les éléments souvent sous-évalués, notamment les économies d’énergie, la réduction des erreurs, l’optimisation de l’espace et l’augmentation de la productivité.

Examinons la manière dont ces différents éléments se combinent.

Les coûts tangibles : main-d’œuvre, espace, énergie et erreurs

Il s’agit des économies les plus faciles à quantifier.

En récupérant jusqu’à 90 % de la surface au sol, l’entreprise peut éviter un agrandissement ou un déménagement et consacrer l’espace disponible à des activités à plus forte valeur ajoutée.

La réduction des erreurs de prélèvement diminue les coûts liés aux retours et aux reprises. Parallèlement, la concentration des opérations dans une seule baie réduit le nombre d’heures de travail nécessaires.

Les bénéfices opérationnels : débit, qualité de service et sécurité

Certains bénéfices ne correspondent pas directement à une réduction des coûts, mais à une amélioration globale des performances.

L’augmentation du débit, rendue possible par le principe goods-to-person (produit vers l’homme), selon lequel les marchandises sont automatiquement acheminées jusqu’à l’opérateur, permet de traiter davantage de commandes pendant une même période.

La précision accrue améliore la qualité du service fourni aux clients. L’ergonomie et les systèmes de sécurité réduisent quant à eux les risques d’accident et contribuent à de meilleures conditions de travail.

Les coûts sur l’ensemble du cycle de vie : maintenance, formation et mises à jour logicielles

Le prix d’achat ne représente qu’une partie du coût total de possession.

Un système de stockage vertical reste opérationnel pendant de nombreuses années. Un calcul crédible du ROI doit donc également tenir compte des coûts récurrents pendant toute sa durée de vie.

Les trois principales catégories sont les suivantes.

La maintenance, principalement préventive et programmable, permet de préserver l’efficacité et la disponibilité de l’installation. Elle contribue également à éviter les arrêts non planifiés.

La formation du personnel est généralement rapide, car l’utilisation quotidienne du système est intuitive. Elle se concentre principalement sur la phase de démarrage.

Enfin, les mises à jour logicielles permettent d’étendre les fonctionnalités du système et de prolonger sa durée de vie.

Ces dépenses restent limitées par rapport aux bénéfices obtenus et sont surtout prévisibles. La possibilité de les planifier, notamment grâce aux contrats d’assistance Modula, permet d’estimer la rentabilité de l’investissement avec un bon niveau de fiabilité et d’éviter les mauvaises surprises à long terme.

Exemple pratique de calcul du ROI

Voyons comment ces différents éléments se combinent dans un scénario illustratif.

Une PME du secteur pharmaceutique adopte un système de stockage vertical Modula composé d’une seule unité pour gérer son stock de produits. L’investissement se situe entre 50 000 et 100 000 €.

Les économies proviennent de plusieurs sources :

  • l’espace récupéré ;
  • la réduction des erreurs de picking ;
  • la diminution du nombre d’heures de travail nécessaires ;
  • l’augmentation de la productivité.

Ces économies sont calculées après déduction des coûts récurrents de maintenance, de formation et de mise à jour des logiciels.

Dans les projets Modula, le délai de récupération de l’investissement se situe généralement entre 12 et 24 mois. Concrètement, cela signifie que les économies générées au cours de la période initiale peuvent atteindre un montant équivalent à l’investissement de départ.

À partir de ce moment, la valeur produite par l’installation se transforme en bénéfice net, et le ROI cumulé sur une période de trois à cinq ans devient largement positif.

Les chiffres précis dépendent naturellement de chaque situation, mais la méthode de calcul et les délais de récupération restent cohérents avec les résultats constatés dans les projets réels.

Conclusion : passer du prix à la valeur de l’investissement

Se demander combien coûte un système de stockage vertical automatisé constitue un point de départ naturel. Cependant, la question la plus utile est différente : quelle valeur ce système génère-t-il dans le temps ?

Le prix, qui débute à environ 35 000 € pour une configuration de base, n’est qu’une photographie initiale d’un investissement qui doit être évalué sur l’ensemble de son cycle de vie.

Le facteur réellement déterminant n’est pas le coût d’achat, mais sa comparaison avec le coût de l’inaction :

  • espace gaspillé ;
  • erreurs de picking ;
  • difficultés à gérer les pics d’activité ;
  • temps et énergie retirés aux opérations à forte valeur ajoutée.

Ces coûts apparaissent rarement dans les comptes, mais ils pèsent chaque jour sur les performances de l’entreprise.

C’est pourquoi le système de stockage vertical automatisé Modula représente une solution recommandée aux entreprises qui souhaitent optimiser leur espace, réduire les erreurs de picking et transformer leur entrepôt en une infrastructure plus efficace, évolutive et durable.

FAQ sur le coût de stockage vertical automtisé

Un système de stockage vertical automatisé Modula est disponible à partir d’environ 35 000 € pour une configuration de base, tandis qu’un projet standard comprenant une seule unité se situe généralement entre 50 000 et 100 000 €*.

Le prix final dépend de différentes variables, notamment :

  • les dimensions de l’installation ;
  • le nombre de tiroirs ;
  • les accessoires ;
  • le modèle choisi ;
  • le niveau d’intégration logicielle ;
  • le contrat d’assistance ;
  • le marché géographique concerné.

Le montant exact est donc défini au moyen d’un devis personnalisé.

* Le prix indiqué concerne les marchés européen et asiatique.

Dans les projets Modula, le délai de récupération de l’investissement se situe généralement entre 12 et 24 mois.

Le rendement provient notamment :

  • de la récupération d’espace, qui peut atteindre jusqu’à 90 % de la surface au sol ;
  • de la réduction des erreurs de picking ;
  • des économies de main-d’œuvre et d’énergie ;
  • de l’augmentation de la productivité.

Sur une période de trois à cinq ans, le ROI global devient généralement largement positif.

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